De L’ÂME
Direction : Jean-Philippe Zielinski
Marion Schürr, soprano
Mathis Paris, ténor
Jean-Christophe Fillol, baryton-basse
Sacha Stefanovic, piano
Chœur Symphonique de Montpellier
Une traversée musicale autour d’un thème universel et profondément humain : l’âme.
L’âme comme souffle de vie qui anime le corps et l’esprit. L’âme dans ses états multiples : lumineuse, sereine, amoureuse, fervente. Autant de visages d’une même présence intérieure, portée par les voix du choeur, des solistes et du piano.
Réunissant des œuvres sacrées et profanes, ce parcours musical fait dialoguer spiritualité et émotion humaine.
Wolfgang Amadeus Mozart – Misericordias Domini
Ce motet de jeunesse révèle déjà l’élégance de Mozart dans une écriture chorale souple et lumineuse, portant l’âme dans un élan de louange.
« Éternellement, je chanterai les miséricordes du Seigneur. »
Fanny Mendelssohn-Hensel – Lobgesang
Dans cette Hymne de louange, la naissance de l’homme est figurée par la métaphore de l’accouchement, symbolisant le passage de la souffrance à la félicité. L’oeuvre s’ouvre sur le verset « Mon âme est tranquille en Dieu » et réinterprète le modèle de Bach dans une écriture romantique.
« Mon âme est tranquille en Dieu, qui me secourt, car il est mon espérance, mon refuge, mon aide et ma protection, afin qu’aucune faute ne me fasse tomber, si grande soit-elle. »
Johannes Brahms – Geistliches Lied
Composé dans une atmosphère contemplative et suspendue, ce chant spirituel conduit l’âme vers une paix intérieure. A travers une écriture chorale d’une grande profondeur, Brahms fait dialoguer avec sérénité l’héritage de la polyphonie ancienne, la rigueur du contrepoint et la ferveur romantique.
« Ne te laisse affliger par rien. Sois paisible comme Dieu l’ordonne. Réjouis-toi ainsi, mon esprit. »
Claude Debussy – Romance « L’âme évaporée »
La romance « L’âme évaporée » évoque une âme fragile dont la présence semble s’effacer comme un parfum disparu. Sur un poème de Paul Bourget, la mélodie de Claude Debussy déploie une atmosphère de nostalgie et de rêverie, où le souvenir d’un amour passé se mêle à une sensation d’évanescence.
« L’âme évaporée et souffrante, l’âme douce, l’âme odorante des lis divins que j’ai cueillis dans le jardin de ta pensée. »
Robert Schumann – Widmung
Ce célèbre lied « Toi mon âme, toi mon coeur » de Robert Schumann, met en musique un poème de Friedrich Rückert. Il incarne l’intensité du chant amoureux romantique, où l’expression de l’âme passionnée se déploie dans un lyrisme ardent et lumineux.
« Toi mon âme, toi mon cœur, toi ma joie de vivre, toi ma peine. Ton amour m’élève au-dessus de moi-même. Mon bon esprit, mon meilleur moi ! »
Emile Paladilhe – Psyché
Psyché évoque une âme traversée par le désir et la fragilité. Sur un texte de Pierre Corneille, la mélodie du compositeur Émile Paladilhe, né à Montpellier, déploie une expression élégante où la ligne vocale suit les inflexions du texte avec intensité et sensibilité dans une atmosphère à la fois lyrique et introspective.
L’Amour (Eros) à l’Âme (Psyché) :
« Je suis jaloux, Psyché, de toute la nature ! Les rayons du soleil vous baisent trop souvent. Vos cheveux souffrent trop les caresses du vent. Quand il les flatte, j’en murmure ! »
Franz Schubert – Impromptu D899 n°1
D’une grande intensité intérieure, l’Impromptu D.899 n°1 fait entendre l’âme du Schubert voyageur, traversée par une méditation intime et envoûtante, habitée par une forme de fatalité poétique et lumineusement sombre. Ce premier impromptu en ut mineur s’ouvre sur une mélodie ample, constamment reprise et transformée, oscillant entre ombre et lumière dans un climat litanique, presque incantatoire.
Franz Schubert – Messe en Sol Majeur
La Messe en sol majeur de Franz Schubert, d’écriture simple et lumineuse, conduit l’âme vers une foi confiante et sereine. Œuvre de jeunesse, elle exprime un élan spirituel collectif empreint de douceur, où la clarté chorale devient prière intime et apaisée.