Florilège de musique française – Caillebotte Poulenc Gounod

Floriège de la musique française

Ecce quam bonum de Caillebotte – Gloria de Poulenc – Gallia de Gounod

Florilège de musique française

Ecce quam bonum de Caillebotte – Gloria de Poulenc – Gallia de Gounod

26 juin 2022 à 18h – BASILIQUE NOTRE DAME DES TABLES – MONTPELLIER

Ecce quam bonum de Martial Caillebotte

Le psaume Ecce Quam Bonum de Martial Caillebotte est une œuvre de grande ampleur, écrite pour soli, chœur. La musique éclate d’abord en coup de tonnerre puis se fluidifie en douceur autour d’un petit thème en sept notes répété souvent par tous les instruments. Puis éclate le chœur qui enfle et gonfle, puissant d’une centaine de choristes, épaulé par des instrumentalistes. Caillebotte dédie cette œuvre à son Frère l’Abbé A. Caillebotte, Curé de Notre Dame de Lorette. C’est ainsi que l’œuvre est présentée dans l’édition chant et piano datée de 1887. Le texte de cette œuvre reprend le psaume 133, l’un des quinze cantiques des degrés, bien que l’autographe de Martial Caillebotte porte l’indication Psaume 132. A découvrir !

Gloria de Francis Poulenc

Avec le Stabat Mater, le Gloria de Francis Poulenc est l’une des pages de musique sacrée les plus poignantes de Poulenc : le sacré, comme toujours chez le facétieux Francis, s’y colore de nostalgie et d’un zeste de frivolité. Fruit d’une commande de la fondation Koussewitski, l’oeuvre sera créée en janvier 1961 à Boston sous la direction de Charles Munch, puis un mois plus tard à Paris. Si elle renferme des pages recueillies digne d’un chant grégorien, la partition ne recule pas non plus devant la truculence, notamment dans le « Laudamus Te », ce qui choquera certains par la liberté de ton. Notons enfin que le Gloria s’ouvre sur une citation de la Sérénade de Stravinsky, son modèle, et que l’introduction du « domine deus » plaisait tellement à son auteur qu’il la réutilisera dans sa sonate pour clarinette et piano.

Gallia de Charles Gounod

Œuvre de commande pour l’Exposition universelle de Londres, l’oratorio Gallia est créé à l’automne 1871 devant près de dix mille personnes et produit un effet considérable ; il est reprise, quelques mois plus tard, à l’église Saint-Symphorien à Versailles. Le tableau initial s’apparente ainsi à un court poème symphonique choral. Sur fond de glas tristement et inlassablement répété, une psalmodie chorale à deux voix sur un accompagnement d’accords syncopés et défaillants force le dépouillement. Plus loin, une descente chromatique d’accords diminués ravive les stigmates de cette grande douleur qui a saisi notre pays. Gounod utilise les larges ressources du figuralisme musical pour rendre des plus saisissantes une vision très réaliste de la France vaincue et atterrée. Il réalise, de fait, une véritable hypotypose sonore tant l’ensemble donne réellement à voir cette débâcle sous nos yeux.

En savoir + sur les artistes

Pascal Stutzmann, chef de chœur

Pascal Stutzmann débute ses études musicales au Conservatoire de Strasbourg puis Nîmes (flûte à bec, danse et contrebasse) jusqu’en 1998. Il découvre le chant par l’intermédiaire du chant choral. Il est amené à chanter dans de nombreux ensembles sous la direction de musiciens très divers (Choeur régional PACA, Nîmes et Montpellier). Il est ténor soliste occasionnel de la Maîtrise de Nîmes. Il s’est orienté en 2003 vers la Direction de Choeur et devient en 2004 l’assistant de Lucien Bass puis celui de Vincent Recolin en 2005. Il dirige actuellement le chœur Espeyrel (Nîmes). Il a obtenu un cursus diplômant de direction d’orchestre au CRR de Montpellier auprès de Franck Fontcouberte en 2015. Four fêter ses 30 ans aux côtés de l’Ensemble Vocal de Montpellier et de l’Orchestre Contrepoint de Montpellier, l’EVA a offert en 2015 un concert-spectacle avec une création originale autour du Requiem allemand de Brahms. Musique, Danse et Théâtre ensemble ont perpétué le message humaniste que Brahms a inscrit dans son oeuvre. A cette occasion, il a dirigé avec brio un plateau de 140 personnes. Parallèlement, il pratique et développe une activité de musicothérapeute. Il dirige le Chœur Symphonique de Montpellier depuis septembre 2021.

Élise Navarro, mezzo-soprano

Née en 1992 à Carcassonne, Élise a chanté dès son plus jeune âge dans des ensembles variés, amatrice de gospel et de jazz, elle a découvert le chant lyrique plus tardivement. C’est en 2015 qu’elle rentre dans l’enceinte du Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse, où elle s’enrichit et s’épanouit depuis, dans la classe de Jacques Schwarz et Inessa Lecourt.

Soprano grand lyrique, elle chante actuellement en tant que mezzo-soprano, et on a pu notamment l’entendre dans le Magnificat de Bach et la Petite messe solennelle de Rossini. Elle a également participé à certains spectacles de la compagnie Les Chants de Garonne sous la direction de Jean-François Gardeil.

Doctorante en droit, à l’Université Toulouse 1 Capitole, elle suit également un master spécialisé en management dans une école supérieure de commerce pour exercer les fonctions de directeur d’un établissement de santé.

Maxime Buatier, pianiste

Maxime est rentré au Conservatoire de Bourg en Bresse en piano dans la classe de Samuel Fernandez, puis au Conservatoire National de Région de Lyon, où il obtient une Médaille d’Or à l’unanimité du jury en Piano dans la classe, une Médaille d’Or en Ecriture – Harmonie et une Médaille d’or d’Accompagnement au Piano. En 2010, il obtient à la suite du concours organisé par le Ministère de la Culture, le Diplôme d’Etat de Professeur de musique.

Maxime a accompagné plusieurs formations dans l’Ain, comme l’Ensemble Vocal de l’Ain et la troupe Lyrique Bella Voce. Depuis son arrivée dans l’Hérault en Septembre 2011, il accompagne régulièrement, l’Atelier de Chant Choral et de direction de Chœur de l’Abbaye de Sylvanès dirigé par Bernard Tétu et occasionnellement, l’Atelier Lyrique de l’Abbaye de Sylvanès avec Michel Wolkowitsky. Après avoir accompagné le Chœur Francis Poulenc de Montpellier, Maxime accompagne désormais depuis Septembre 2016, le Chœur Symphonique de Montpellier et intervient régulièrement en tant que pianiste remplaçant pour les répétitions des maîtrises d’Opéra Junior au sein de l’Orchestre et Opéra National de Montpellier.

Maxime a enseigné pendant 4 ans la Formation Musicale au Conservatoire de Bourg en Bresse Agglomération (CRD), puis il a accompagné pendant 2 ans les Classes de Danse au Conservatoire d’Oyonnax (CRD) et à l’Académie de Danse Lyon 7. Depuis Septembre 2011, Maxime est pianiste Accompagnateur des classes de Danse au Conservatoire Béziers Méditerranée (CRD).